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Comment raconter l'histoire de sa famille

Pas besoin d'être écrivain ni généalogiste. Il faut une personne qui sait encore, une autre qui pose les questions, et un endroit où ce qui est dit ne se perd pas.

Ce que veut dire « raconter l'histoire de sa famille »

Ce n'est pas la liste des naissances et des mariages, c'est ce que les archives ne contiennent pas : comment deux personnes se sont rencontrées, pourquoi une famille a quitté un village, ce que faisait un grand-père de ses dimanches, la phrase qu'une grand-mère répétait. Ces choses ne sont écrites nulle part. Elles existent dans trois ou quatre têtes, et elles partent avec elles.

Par qui commencer

Par la personne la plus âgée qui a encore envie de parler. Pas par les ancêtres du XVIIIe : les archives les attendent, elles ne bougeront pas. Les souvenirs de première main, eux, ont une date limite qu'on ne connaît pas.

Commencez par ce qu'elle a vécu elle-même, pas par ce qu'elle sait de ses propres grands-parents. On raconte mieux ce qu'on a vu.

Les questions qui font parler

Les questions larges (« raconte-moi ta vie ») bloquent. Les questions concrètes ouvrent. Quelques-unes qui marchent à chaque fois :

Une question, puis le silence. Ne comblez pas les blancs, c'est là que viennent les vraies réponses.

Enregistrer plutôt qu'écrire

Prendre des notes pendant que quelqu'un parle coupe la conversation. Posez un téléphone sur la table, lancez l'enregistrement audio, et écoutez. Trois minutes de voix valent des pages : l'intonation, l'accent, les hésitations, le rire au milieu d'une phrase. C'est ce que les petits-enfants voudront entendre.

Une vidéo si la personne est à l'aise, sinon l'audio suffit et se fait oublier plus vite.

Sortir les photos pendant qu'on parle

Une photo déclenche des souvenirs qu'aucune question n'atteint. Prenez la boîte de photos avec vous et faites nommer les visages, les lieux, les années. Notez tout de suite, sur la photo numérisée ou à côté. Une photo dont personne ne connaît plus les noms est perdue en une génération.

Où garder ce qu'on a recueilli

C'est là que la plupart des projets meurent : les enregistrements restent dans un téléphone, les notes dans un carnet, les photos dans un dossier. Trois formats existent pour rassembler.

Le récit de vie ou le livre de famille. Un bel aboutissement, souvent avec l'aide d'un biographe. Il fige tout au moment de l'impression, et il demande des mois.

L'arbre généalogique classique. Il ordonne les noms et les dates, il ne porte pas la voix.

L'arbre vivant. Chaque personne de la famille porte ses photos, ses enregistrements, ses vidéos, ses anecdotes. On le commence en une heure, on l'enrichit chaque fois qu'on apprend quelque chose, et toute la famille y contribue par un lien. C'est ce que fait Parenthèse : un arbre en forme de galaxie, consultable sans compte, où les souvenirs gravitent autour de chaque portrait.

Le bon ordre : l'arbre vivant d'abord, parce qu'il recueille. Le livre ensuite, si un jour vous voulez l'offrir. L'un nourrit l'autre.

Faire contribuer la famille

Une seule personne qui recueille s'arrête à ce qu'elle sait. Envoyez le lien de l'arbre : un cousin ajoute la photo qui manquait, une tante corrige une date, un neveu enregistre son grand-père de son côté. Dans Parenthèse, la famille consulte sans compte et contribue avec un mot de passe ; vous validez ce qui entre dans l'arbre, ou vous laissez passer directement.

Questions fréquentes

Comment connaître son histoire familiale ?

En interrogeant les plus âgés tant qu'ils sont là, avec des questions concrètes, en enregistrant les réponses, puis en rassemblant ce qu'on apprend avec les photos et les papiers de famille dans un endroit que toute la famille peut ouvrir.

Par qui commencer ?

Par la personne la plus âgée qui a encore envie de parler, et par ce qu'elle a vécu elle-même. Les archives attendent, les souvenirs de première main non.

Faut-il écrire un livre ?

Non. Un livre est un bel aboutissement, mais il fige et demande des mois. Un arbre vivant se commence en une heure et s'enrichit à mesure que la famille contribue. Le livre peut venir après, à partir de ce que l'arbre a recueilli.

Commencez par une voix

Un compte, un nom de famille, un premier enregistrement. Le reste vient avec la famille.

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