Comment faire un arbre généalogique
Vous pouvez faire votre arbre vous-même, sans rien payer, en partant de ce que vous savez déjà. Voici les étapes dans l'ordre où elles rapportent le plus, de votre propre nom jusqu'aux registres du XIXe siècle.
1. Partir de soi
Prenez une feuille ou un modèle d'arbre à remplir, et placez-vous en bas. Au-dessus, vos deux parents, puis vos quatre grands-parents, puis vos huit arrière-grands-parents. Quatre générations, quinze personnes, c'est un premier arbre complet.
Pour chaque personne, notez ce que vous savez déjà.
- Nom et prénoms, avec le nom de naissance pour les femmes mariées.
- Date et commune de naissance, même approximatives.
- Date et commune de mariage.
- Date et commune de décès, s'il y a lieu.
Écrivez au stylo ce qui est sûr et au crayon ce qui ne l'est pas. Et notez d'où vient chaque information (« dit par ma mère », « livret de famille »). Dans six mois, c'est ce qui vous évitera de chercher deux fois.
La donnée la plus utile pour la suite n'est pas la date, c'est la commune. Les registres sont classés par commune, et sans elle on ne sait pas où chercher.
2. Interroger la famille, les plus âgés d'abord
Les aînés savent des choses qui ne sont écrites nulle part. Le nom de jeune fille d'une arrière-grand-mère, le village d'où venait un grand-père, un remariage dont personne ne parle. Commencez par eux, les registres resteront disponibles.
Allez les voir avec votre feuille à moitié remplie. Montrer les trous fait parler plus facilement qu'une question générale. Demandez surtout les lieux et les années, même à dix ans près. Posez un téléphone sur la table et enregistrez, vous écouterez mieux qu'en prenant des notes, et la voix restera. Le guide raconter l'histoire de sa famille donne des questions qui fonctionnent.
3. Rassembler les papiers et les photos
Chaque maison de la famille garde une boîte ou un tiroir. Demandez à voir ce qu'il y a dedans. Les documents qui font le plus avancer sont souvent ceux-ci.
- Le livret de famille, qui donne les noms, dates et lieux de naissance des époux et la naissance des enfants.
- Les faire-part de naissance, de mariage et de décès, et les avis de décès découpés dans le journal.
- Les livrets militaires, qui indiquent la date et le lieu de naissance et souvent les noms des parents.
- Les actes de notaire (succession, vente, contrat de mariage), qui nomment toute une fratrie d'un coup.
- Les cartes postales et les lettres, pour les adresses et les prénoms.
- Les photos, surtout celles qui portent un nom ou une date au dos.
Vous n'avez pas besoin d'emporter les originaux. Photographiez chaque document à plat, à la lumière du jour, et notez chez qui il se trouve. Pour les photos, le guide arbre généalogique avec photos explique comment les numériser et les légender.
4. Demander les actes récents à la mairie
Pour les grands-parents et arrière-grands-parents, les actes d'état civil sont encore souvent en mairie. Les registres des naissances et des mariages ne deviennent librement consultables par tous que 75 ans après leur clôture. Mais un descendant n'a pas à attendre.
- Vous pouvez obtenir à tout moment la copie intégrale de l'acte de naissance ou de mariage de vos parents, grands-parents et arrière-grands-parents, parce que vous êtes leur descendant.
- L'acte de décès peut être demandé par n'importe qui, sans justification.
- La demande se fait à la mairie de la commune où l'acte a été établi, sur place, par courrier ou en ligne sur service-public.gouv.fr.
La demande d'acte est gratuite. Des sites privés vous proposent de le faire contre paiement. L'administration rappelle qu'il n'y a aucune raison de passer par eux.
Demandez toujours la copie intégrale plutôt qu'un extrait. C'est elle qui donne les noms des parents, et donc la génération suivante.
5. Remonter plus loin dans les archives départementales
Au-delà de 75 ans, les registres quittent les mairies pour les archives départementales ou municipales. Presque tous les départements les ont numérisés, et les registres de plus de 100 ans se consultent en ligne, gratuitement, sur le site des archives du département. FranceArchives tient la liste des collections d'état civil en ligne.
Il n'existe pas de moteur de recherche national par nom. Les registres sont rangés par commune, puis par année. D'où l'importance de la commune notée à l'étape 1.
- Commencez par les tables décennales, des listes de noms établies tous les dix ans depuis 1792 pour chaque commune. Elles donnent la date exacte de l'acte.
- Ouvrez ensuite le registre de l'année, à la date indiquée.
- L'acte de mariage est le plus riche. Il donne l'âge ou la date de naissance des mariés, leur lieu d'origine et les noms de leurs parents. Avec lui, vous gagnez une génération d'un coup.
- Avant 1792, ce sont les registres paroissiaux (baptêmes, mariages, sépultures), tenus par le curé. Ils sont rarement accompagnés de tables, il faut lire année par année.
Deux ressources complètent les actes. La base de noms de FranceArchives compile les recensements de 1836 à 1936 et les registres matricules militaires de 1867 à 1925, avec une recherche par nom. Et les arbres déjà publiés sur Geneanet ou FamilySearch, consultables gratuitement, où quelqu'un a peut-être déjà relevé une branche. Vérifiez sur l'acte avant de recopier.
6. Choisir un support, papier, logiciel ou en ligne
Chaque support a son usage, et beaucoup de familles en combinent deux.
Le papier. Un modèle à imprimer est parfait pour démarrer, pour travailler avec un aîné autour d'une table, ou pour offrir. Il tient mal au-delà de quatre ou cinq générations, et on ne le corrige pas facilement.
Le logiciel à installer. Il garde tout sur votre ordinateur, gère des milliers de personnes et produit des rapports imprimables. C'est l'outil de ceux qui cherchent longtemps. Pour le partager, il faut exporter.
L'arbre en ligne. Il s'ouvre depuis n'importe quel appareil et se partage avec la famille. Certains outils sont faits pour chercher des ancêtres dans les archives, d'autres pour garder ce que la famille sait d'elle-même. Le comparatif quelle application d'arbre généalogique choisir les passe en revue un par un.
Le format GEDCOM, lu par la plupart de ces outils, permet de passer de l'un à l'autre sans tout ressaisir.
7. Partager, pour que la famille complète
Un arbre fait seul s'arrête à ce que vous savez. Envoyez-le. Un cousin corrigera une date, une tante retrouvera la photo qui manquait, un oncle se souviendra du nom du village. Plus l'arbre circule tôt, plus il se remplit vite.
C'est aussi le moment d'aller au-delà des dates. Pour des petits-enfants, un nom et deux années disent peu de chose. Ajoutez les photos et les enregistrements à mesure qu'ils arrivent, sur la fiche de la bonne personne.
Où Parenthèse trouve sa place
Parenthèse ne cherche pas d'actes dans les archives. Il sert à garder ce que vous avez recueilli aux étapes 2, 3 et 7. Chaque personne de l'arbre porte ses photos, ses vidéos, des enregistrements de sa voix et les anecdotes qu'on raconte sur elle.
Vous partagez l'arbre par un lien, et la famille le consulte sans créer de compte. Avec le mot de passe de contribution, elle propose ses ajouts et ses corrections, que vous validez. Parenthèse est gratuit, et il importe et exporte le GEDCOM, donc vous pouvez partir d'un arbre commencé ailleurs.
Questions fréquentes
Comment faire son arbre généalogique soi-même ?
Commencez par vous, vos parents et vos grands-parents, avec ce que vous savez déjà. Interrogez ensuite les plus âgés de la famille, rassemblez les papiers, puis cherchez les actes qui manquent à la mairie et aux archives départementales. Il n'y a pas besoin d'être spécialiste, il faut surtout noter d'où vient chaque information.
Comment créer un arbre généalogique gratuitement ?
Toutes les étapes peuvent être gratuites. Les demandes d'actes en mairie ne coûtent rien, les registres numérisés des archives départementales se consultent gratuitement en ligne, et plusieurs outils proposent un arbre gratuit, comme Geneanet, FamilySearch ou Parenthèse pour garder photos, voix et souvenirs.
Quel est le tarif d'un arbre généalogique ?
Fait soi-même, il ne coûte rien. Les dépenses possibles sont un abonnement à un site de recherche pour accéder à des index payants, le recours à un professionnel de la recherche, qui travaille sur devis, ou l'impression d'un arbre décoratif.
Comment faire son arbre généalogique sur ordinateur ?
Deux options. Un logiciel à installer garde tout sur votre machine et convient à un travail de recherche au long cours. Un arbre en ligne s'ouvre depuis n'importe quel ordinateur ou téléphone et se partage avec la famille. Le format GEDCOM permet de passer de l'un à l'autre.
Comment retrouver ses ancêtres sur internet gratuitement ?
Sur le site des archives départementales du lieu où vivaient vos ancêtres, qui ont numérisé les registres paroissiaux et d'état civil, et sur la base de noms de FranceArchives, qui compile les recensements de 1836 à 1936 et les registres matricules militaires de 1867 à 1925. Geneanet et FamilySearch proposent aussi des arbres et des index consultables gratuitement.
Commencez par ce que vous savez
Un compte, votre nom, ceux de vos parents. La famille ajoutera le reste par le lien.
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